Le Bateau-Livres à Estagel (10-11 juillet)

Les lectrices Caroline Girard et Laure Sirieix liront des textes d'auteurs contemporains vivants. Les textes sont rassemblés en trois thèmes. Le premier temps portera sur les étapes de vies de femmes et s'adressera au public âgé de de plus de 16 ans. Le deuxième temps (accessible à tout public à partir de 13 ans), consistera en la lecture de La croisade des enfants de Florina Ilis. Enfin, les comédiennes vous liront D'acier, de Silvia Avallone, également accessible à tous à partir de 13 ans.

Vous avez pu participer aux lectures : dites-nous ce que vous avez ressenti à leur écoute. Ont-elles changé votre regard ou votre perception ? Ont-elles nourri votre réflexion ? Vous ont-elles fait réagir ? Pourquoi ? Comment ? Partagez avec nous vos émotions et vos sentiments à la suite de ces lectures. Osez enrichir cet espace de discussion ! Vous pouvez même réagir aux commentaires des autres !

Détails sur les oeuvres :

  • Méli-mélo de femmes : extraits des oeuvres suivantes : Vrouz de Valérie Rouzeau, Suzanne la pleureuse de Alona Kimhi, La place du diamant de Merce Rodoreda, Mille soleils splendides de Khaled Hosseini, Misterioso-119 de Koffi Kwahulé, L'attente du soir de Tatiana Arfel, Comme tous les après-midi de Zoyâ Pirzâd, Le décaméron des femmes de Julia Vosnesenskaya, et Ecrits pour la parole de Léonora Miano.
  • La croisade des enfants : Quand un groupe d'enfants détourne le train qui les conduit en colonie de vacances. Ce qui n'était au départ qu'un jeu déstabilise le monde adulte d'une société roumaine chaotique… Née en 1968, Florina Ilis a publié un recueil de haïkus et quatre romans. La Croisade des enfants a reçu de nombreux prix littéraires, dont le prestigieux prix de l’Académie roumaine.
  • D'acier : Anna et Francesca, bientôt quatorze ans, rêvent d'évasion depuis leur plage secrète au milieu des usines et des barres de béton et parient sur une amitié inconditionnelle pour s'emparer de l'avenir… Née en 1984, Silvia Avallone fait des études de lettres et de philosophie à Bologne. Elle écrit également des nouvelles et des recueils de poésie. D'acier (Acciaio), son premier roman, est publié en 2010. L'ouvrage, vendu à 350 000 exemplaires en Italie et traduit en plusieurs langues remporte deux prix (dont un prix italien prestigieux). L'adaptation cinématographique du roman a été présentée à la Mostra de Venise en 2012.
4 Commentaires

Les commentaires sont fermés.

  1. LAHAILLE Jérôme et les bénéficiares d'Estagel 7 ans Il y a

    le bateau est arrivé dans la cour du centre d'Estagel … tout est prêt pour le voyage il suffit de s'installer dans les transats… et écouter les voix des deux lectrices comédiennes Caroline et Laure. Il suffit de se laisser porter par la vague des mots. des mots soleils qui explosent comme des météores en plein ciel. des textes bien choisis qui nous invitent tous à la réflexion. après ces lectures on a envie d'échanges, de poursuivre le débat autour d'un verre. La lecture à voix haute fait palpiter les émotions liée à la saveur lointaine d'une voix familière qui dans l'enfance accompagnait la découverte des premiers textes. Tout se vit autrement. Les passagers n'étaient pas très nombreux … un peu dommage ! car les instants vécus on été très intenses. l'association la Liseuse a de beaux jours devant elle – Souhaitons lui BON VENT !!!

    • Parle10 7 ans Il y a

      C'est génial que ça ait fait ressentir ça à plusieurs personnes… Souhaitons que tout le monde se laisse toucher de la sorte !

  2. LAKDAR 7 ans Il y a

    Lakdar qui a cru qu’amitié = éternité :
    Ce mercredi un drôle de bateau est amarré sous ma fenêtre et je suivais la manœuvre jusqu’à l’installation du grand mât. Quel équipage surprenant vêtues de noir telles des pirates, mais ce qu’elles étaient venues nous prendre n’était rien comparé à ce que contenait leurs deux malles blanches.
    Et nous voilà embarqué on ne sait trop comment, naviguant sur les mots. Le voyage comme alors à la fois extérieur qu’à l’intérieur. Nous faisant voyager dans le temps, le notre personnel celui de notre enfance où l’amitié rimait avec éternité. Mais au détour nous menant sur un océan de sentiments dont on ne voit plus la moindre terre à l’horizon. Un monde qui parait infini. Aujourd’hui je crains que le mot AMI (E) ne soit plus cette essence de l’adolescence et certain média s’en sont emparé pour vendre ce trésor qui nous appartient à tous et à toutes. Il faut alors préciser de quel ami il s’agit un vrai ou virtuel !
    Le train des enfants et pas le train pour enfants :
    Le bateau prend une toute autre physionomie et devient un train ; moi qui aime voyager en train j’ai embarqué dans celui-ci sans la moindre hésitation et pourtant je n’avais pas de billet et donc affranchi du compostage. Ce train de la revanche de l’enfance et de l’adolescence bien souvent considéré, si ce n’est, comme une force de travail, devient lui-même une marchandise. Dans ce train les enfants unis par le désir de reconquérir leur liberté. Ils ont prendre tous les risques face à l’autorité. Celles des profs qui pensent que pour les éduquer il faut d’abord les mater confondant éducation au sens noble du terme avec élevage. Ces moutons de panurge qui suivent sans la moindre réflexion ni interrogation.
    J’aurais tant voulu sortir de mon corps et me joindre à leur révolte être leur invité dans ce train et participé à la réalisation de leur mission. J’aurais souhaité qu’ils me tutoient et me permettent le temps de la mission d’être un des leurs. Peter Pan peut jeter sa tenue et son épée face aux guenilles d’acram, d’akim il ne peut rivaliser.
    J’aimerais me rappeler chacun de leur prénom pouvoir les appeler et leur parler d’égal à égal. Me rappeler les héros de ce train leur ériger une statue au volant de la locomotive. Peut être est ce le fait que j’ai beaucoup travaillé en direction des enfants des quartiers et d’ailleurs. Je me suis souvent rangé de leur côté, quand tout le monde les montrait du doigt. Je fais plus confiance à un gosse qu’à un adulte je sais qu’ils ont cette faculté naturelle à l’amitié, à la solidarité….
    Puisse ce train en accrocher d’autres dans toutes les gares du monde et rendre possible les rêves des enfants que les adultes veulent irréalisables.

    • Parle10 7 ans Il y a

      Waw quelle superbe confidence – merci !!
      Pour ceux qui n'y étaient pas, c'est une allusion à La croisade des enfants de Florina Ilis (roman présenté ci-dessus)
      Ca donne envie de faire l'expérience de ce Bateau-livres, vraiment !

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